Marées
Les grandes marées, deux fois par an, et ce qu'elles changent
Aux équinoxes, la mer se retire plus loin que d'habitude et découvre un paysage que la plupart des visiteurs ne verront jamais.
Le coefficient de marée va de 20 à 120. En dessous de 45, il ne se passe pas grand-chose. Au-dessus de 100, l'estran découvre des roches, des laminaires et des mares qui restent immergées le reste de l'année. Les plus forts coefficients tombent autour des équinoxes, en mars et en septembre.
Sur cette côte, l'amplitude est considérable : plus de dix mètres entre basse et pleine mer aux grands coefficients. Un port qui flotte le matin est un champ de vase l'après-midi, et le retour de l'eau se fait à une vitesse que l'on sous-estime toujours.
Ce que cela ouvre
Pêche à pied aux ormeaux et aux palourdes, passages à pied vers des îlots habituellement coupés, découverte de champs d'algues entiers. Les meilleurs guides du secteur ne travaillent que ces jours-là et se réservent des semaines à l'avance.
Nous calons les séjours de nos hôtes sur ce calendrier — la sortie de pêche à pied en est le prolongement direct.
Ce que cela impose
Aux pleines mers de fort coefficient, les routes basses du littoral peuvent être submergées par paquets d'eau et de galets, surtout par vent d'ouest. Les propriétaires de maisons proches de la digue le savent ; nous vérifions leurs volets et leurs jardins après chaque épisode.
C'est une partie du travail que nous décrivons dans l'espace propriétaires.